Dyspraxie et haut potentiel : vivre avec une double exceptionnalité
Vivre avec une dyspraxie et un haut potentiel, c’est ce que l’on appelle une double exceptionnalité.
On peut se définir comme un “dys haut potentiel” ou un “haut potentiel dys”.
Personnellement, j’ai choisi la deuxième option… et mon parcours reflète clairement cette réalité.
Dyspraxie et haut potentiel : un quotidien souvent invisible
Je ne comprends rien aux lacets, j’ai toujours peur de faire tomber la nourriture de ma fourchette, écrire est pour moi une véritable torture…
Oui, je suis dyspraxique.
Et pourtant, rien ne laissait présager cela au départ.
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Un haut potentiel masqué par un trouble DYS
Lors du passage d’un test de QI, la première épreuve est celle des cubes.
Une épreuve extrêmement difficile pour moi.
Je n’aurais jamais imaginé que ce moment révélerait mon haut potentiel.
Comme beaucoup de profils doublement exceptionnels, j’avais appris à compenser et masquer mes difficultés.
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Les troubles DYS : un handicap invisible à l’école
Les troubles dys, comme la dyspraxie, sont des handicaps invisibles qui impactent directement les performances scolaires.
Ils ne retirent pas simplement des points :
👉 ils empêchent d’exprimer pleinement son potentiel.
Pendant toute ma scolarité, on m’a demandé de “faire un effort” sur mon écriture…
sans comprendre que ce n’était pas une question d’effort.
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Le plafond invisible des élèves à double exceptionnalité
Je savais lire, écrire et compter avant l’école.
Tout laissait penser que je pouvais atteindre d’excellents résultats.
Et pourtant…
Il existait un plafond invisible autour de 15,5 de moyenne.
Aujourd’hui, je comprends pourquoi :
la dyspraxie impactait directement mes performances écrites.
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Ce que la dyspraxie ne m’a pas empêché de faire
- Obtenir mon permis en boîte manuelle
- Avoir mon bac en candidat libre sans aménagement
- Développer des stratégies alternatives en maths
- Dépasser certaines peurs liées aux gestes
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Aménagements scolaires : une solution imparfaite
Des aménagements existent (ordinateur, tiers-temps…).
Mais leur efficacité reste limitée, et ils peuvent parfois créer :
- de l’incompréhension
- un sentiment d’injustice chez les autres élèves
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Accepter son fonctionnement pour avancer
Plus tôt un adolescent comprend certaines réalités, plus il peut avancer sereinement :
- oui, certains points seront perdus à cause du trouble
- oui, certains gestes resteront plus complexes
- oui, des remarques injustes existeront
Mais l’acceptation permet de retrouver de la sérénité. 🌞
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Conclusion : transformer la multi exceptionnalité en force
La dyspraxie n’enlève pas le potentiel.
Elle demande simplement de fonctionner autrement.
Et c’est souvent dans cette adaptation que naissent des ressources uniques.
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P.S : Nous avons réalisé une interview de Mélissa Wachs, artiste et comportementaliste animale à haut potentiel :
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Publié par Pablo Jeanpert

