Ecole pas de productivité

Nous savons qu’il existe une multitude de facteurs qui amènent perte de temps et d’énergie avant même d’arriver au sein de l’école :  perte de temps au réveil par manque de motivation pour se lever, temps de transports longs et désagréables, stress d’arriver en retard… mais qu’en est-il des problèmes internes à l’école, qui détruisent également la productivité des élèves ?

Si on peut imaginer qu’il est difficile de s’occuper des problèmes externes à l’école, il est évident qu’on peut dès aujourd’hui commencer à trouver des solutions pour palier à ceux que je vais te présenter dans cet article ! Bien évidemment, je proposerai des solutions !

1- Reprendre le travail immédiatement après avoir mangé

D’un point de vue biologique, reprendre le travail juste après avoir mangé est irrationnel. La fatigue que l’on ressent généralement après un repas n’est pas anodine, et marque bien le début de la phase de digestion ! Dans le règne animal, certains animaux font des siestes très longues juste après avoir mangé (l’un des exemples les plus extrêmes est celui du lion, dont les siestes peuvent aller jusqu’à 20 heures consécutives) [1]. Pourtant, on est confronté à la même problématique deux fois :

  1. Le matin, en allant à l’école après le petit-déjeuner (qu’on nous force d’ailleurs parfois à prendre, ce qui est une fausse bonne idée)
  2. L’après-midi, en y allant juste après le déjeuner

S’il s’avère difficile de rectifier le problème du matin (à part en ne forçant pas les enfants qui ne veulent pas manger le matin à le faire), des corrections s’avèrent possibles et nécessaires pour le deuxième problème.

Beaucoup sont d’accord sur le fait que la pause de 2 heures qui est généralement accordée (entre 12h et 14h) représente une belle perte de temps, car elle est au-delà du temps nécessaire pour manger, mais qu’elle ne permet pas vraiment de se détendre avant de reprendre le travail. En bref, il semblerait n’y avoir que des inconvénients et aucun avantage.

Par contre, réduire de moitié cette pause en reprenant les cours à 13 heures n’est pas la solution. J’ai le souvenir d’un élève de ma classe qui avait vomi quelques minutes avant le cours, parce qu’il s’était précipité pour manger en raison d’un retard incroyable pris à attendre son repas à la cantine.

Que ce soit une heure plus tard ou deux heures plus tard, nous sommes toujours dans la même phase, qui appelle plus à se reposer qu’à étudier.

Alors, c’est bien gentil, mais quelle est la solution ?

Eh bien la plus logique est évidemment celle-ci : ne pas étudier l’après-midi, tout simplement. Ca peut nous sembler fou, vu qu’on a déjà du mal à boucler les programmes, mais encore faudrait-il regarder la régularité et la durée des vacances scolaires françaises ! Rien qu’en ne donnant qu’une semaine de vacances au lieu de deux, le temps gagné serait incroyable. Et cela serait beaucoup plus logique concernant les rythmes, car faire des coupures trop longues est également rédhibitoire pour bien reprendre !

Fourchette couteau

Image par Merlin Waldhör de Pixabay

2- Changer de salle sans arrêt

À cause d’une certaine absurdité dans le rythme scolaire qui fait que les élèves étudient énormément de matières dans une journée (j’en reparle dans le point 4), les enfants doivent changer de salle énormément de fois dans une même journée.

Dans une journée d’une durée moyenne de 6 heures (voire plus au collège ou au lycée), les enfants entrent donc 6 fois dans une salle et sortent 6 fois d’une salle, ce qui fait 12 rangements d’affaires et ballade dans les couloirs par jour en moyenne. (sauf dans les cas rares où le cours fait plus d’1 heure)

Si on multiplie ça par 5, on arrive à 60 par semaine. En primaire et au collège, on peut en enlever quelques uns vu que les enfants ne travaillent souvent que le mercredi matin en plus des 4 autres jours, mais au lycée on peut en rajouter puisque le mercredi est généralement plein et qu’il faut parfois rajouter le samedi matin.

Sachant que la période scolaire est de 36 semaines, on trouve 36*60 = 2 160 répétitions de ce “rituel” par an.

Et pour le plaisir, calculons ce que cela représente sur toute une scolarité. Même en étant sympa et en ne comptant pas l’école maternelle, ce qui fait donc 15-3 = 12 ans de scolarité, on tombe tout de même sur 12*2 160 =  25 920 rangements d’affaires et allers-retours incessants que réalise chaque élève dans sa scolarité ! Imaginez un peu tout le temps et la concentration perdus à cause de cela ! Surtout que ces trajets sont très fastidieux en raison du grand nombre de personnes en circulation, ce qui pourrait être facilité si l’enseignant faisait seul le déplacement. Il n’aurait d’ailleurs pas à réclamer le silence dès l’arrivée en trombe des élèves, car ils seraient déjà installés dans leur classe, en attente du prochain cours.

Il est absurde d’exiger pleine concentration d’un enfant à qui on demande de faire de ranger ses affaires, changer de salle puis sortir à nouveau ses affaires toutes les heures. En plus de faire en sorte que chaque salle appartienne à une seule classe, il faudrait aussi faire plus d’heures du même cours dans une seule journée (évidemment entrecoupées de pauses).

Plusieurs portes

3- Travailler dans un environnement trop bruyant

 

Pour être honnête, sur toutes les années où je suis allé à l’école, je ne me souviens que de quelques uns qui savaient imposer le silence. Si je trouve que travailler dans le silence absolu n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux (certaines musiques peuvent être motivantes ou inspirantes et inciter à travailler), il est clair qu’être dans un brouhaha incessant n’est bénéfique pour personne.

La classe doit rester un espace studieux, mais cela n’exclut pas la possibilité de dialogues discrets s’ils sont pertinents. Actuellement, on fonctionne à l’envers. Un environnement bruyant est considéré comme normal (ou est peu réprimandé), mais le fait de demander discrètement à son voisin une aide est très sévèrement puni. Beaucoup de pédagogies qui ont été essayées et ont fait leurs preuves (je pense notamment aux expériences de Céline Alvarez) fonctionnent sur le modèle inverse : le dialogue est accepté et largement encouragé quand il est pertinent et bienveillant, mais on ne doit pas déranger le groupe avec des propos déplacés ou du bruit qui gêne les autres.

Et j’avoue ne pas vraiment comprendre ce qu’on s’attend à construire dans un milieu bruyant et où l’entraide est interdite. Les enfants n’ont rien à gagner d’un environnement où il est très dur de se concentrer, et où ils ne peuvent pas demander de l’aide à quelqu’un maîtrisant mieux le sujet que lui, ou en aidant un autre camarade (car le fait d’enseigner aide à retenir !).

Silence Image par Clker-Free-Vector-Images de Pixabay

Image par Clker-Free-Vector-Images de Pixabay

4- Faire trop de matières différentes dans une même journée d’école

 

Sachant que le rythme de travail idéal est de faire une pause de 5 minutes toutes les demi-heures environ, on comprend à quel point il est difficile de respecter cela en faisant une multitude de matières dans la journée. La preuve la plus frappante, c’est que l’école n’adopte tout simplement pas ce rythme !

Le but de ces pauses étant d’être au “top de sa forme” durant la demi-heure de travail, il est très difficile de l’être effectivement s’il faut changer de sujet une fois sur deux. À part les fois où je n’avais clairement pas envie d’étudier une certaine matière (sentiment qui peut justement être évité en en faisant moins dans une journée), je me souviens que généralement, c’était à la fin de l’heure que je commençais à bien rentrer dans la matière. Sauf qu’à ce moment-là, on nous demande de sortir nos agendas pour noter tous les devoirs à faire, et de ranger nos affaires pour ne pas être en retard pour le prochain cours.

Par exemple, au moment où tu commences enfin à avoir les maths en tête, après une demi-heure d’entrée difficile, on t’envoie immédiatement en cours d’anglais. Ce serait comme écouter une playlist de chansons en les arrêtant toutes juste avant le refrain.

Dans la première phrase de mémorisation, le cerveau a besoin de faire un effort actif pour retenir. S’il n’a pas suffisamment le temps d’engranger la connaissance, cette première phase ne sera pas respectée et la mémorisation sera beaucoup plus difficile. Le mieux est de rester plus longtemps dans une même matière, puis par la suite de répéter régulièrement.

Tas de livres Image par Kim Heimbuch de Pixabay

Image par Kim Heimbuch de Pixabay

De nombreuses améliorations sont possibles pour l’école !

Cette liste est très loin d’être exhaustive. Je pensais également aux nombreuses distractions dans les salles de classe, dont j’ai parlé dans mon premier podcast !

Le but de cet article est bien évidemment aussi de trouver des solutions pour l’école, c’est pourquoi je t’invite à laisser un commentaire ci-dessous pour nous parler d’autres problèmes et éventuellement envisager des solutions pour les résoudre !

Sources : [1] Sommeil animal : 5 comportements à copier http://sommeilsante-jprs.fr/blog/sommeil-animal-5-comportements-copier

[spoiler title= »Article en japonais »]

学校で、生産性は 理想でき じゃ ありませんと 思うが 可能です。交通と 学生の 運動の 失った 時間と よく 思います、けど 生産性ロスが 他の 理由が 多くが あります。
この ポストで 4つの 理由が 話す。

1ー 食事の 後すぐ 学習を 再開する

食事の 後で、疲労を よく あります。消化の 時間ですから。当時、動物が たいてい シエスタを よく します。例:ライオンは 食事の 後で、20時間の シエスタが するが 可能ですよ!
それでは、人間は 違うが  どうしてですか。

僕は 最高の 解決は 午後で 働きないだと 思います。それで、この 12h00 と 14h00の 間の 2時間が 稼ぎますと、生産性は 最善です。
でも、この 目的を  成功するの 条件は 休みの 時間を 縮めて なければ なりません。

2ー 教室を 過度に 変える

学生は 彼の 学校の 時間に、教室に 運動が 25 000を およす します。とても 大きで、時間と 注意が 大きな ロスです。
僕は この 2つの 解決を 思います:

  1. 教員は 一人で 教室を 帰ります
  2. 昼間に 教科を 下げすると 教科を 時間が 立て続けを もっと する

3ー 教室で 無音を 課すりない

うるさい 雰囲気、注意が ほとんど 無理で、とても 不愉快です。
でも、僕は 会話が すべての 禁止 すべき では ないだと 思います。隠密と 関係な 会話ですに、促しなければ なりません。

4ー 教科が 昼間に 過度に する

学習の 時に、短い 休みを するが 指示です。だから、教科を 過度に 変えるで、思い出すの ことは とても 難しいです。

時間を 稼ぐと 思い出すの ことを  容易に する、昼間に 教科が 下げ しましょう!

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